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Quel bilan social du Ramadan ?

Pendant 30 jours, nous avons été nombreux partout dans le monde à jeûner le mois de Ramadan, comme Allah nous le recommande dans le but d’atteindre la piété. Pour atteindre cette piété, nous avons posé plusieurs actions sociales.

En effet, du riche au pauvre, en passant par l’homme au revenu moyen, nous avons tous au moins partagé un repas avec l’autre. Qu’il soit musulman ou non. Le Ramadan est un mois par excellence où la communauté musulmane fait parler de son cœur. En tant que journaliste reporter, nous avons pu assister ainsi à plusieurs cérémonies notamment de rupture collective de jeûne avec les différentes catégories de la société ivoirienne : gouvernement, organisation caritative, leader d’opinion, jeunesse, tous ont fait parler leur cœur soit par des remises de vivre aux personnes vulnérables, soit par le partage d’un repas de l’Iftar, rupture collective du jeûne.

Le prophète Mouhammad (paix et bénédiction sur lui) nous enseigne que les 7 portes de l’enfer se ferment pendant le Ramadan, et les portes du paradis restent grandement ouverte pour accueillir le maximum de personnes. C’est à juste titre qu’on constate également que les mosquées se remplissent aux heures de prières et pendant les exégèses du Saint Coran par les imams. On accorde une attention toute particulière à notre voisin. On s’assure qu’il goutte à la bouillie de mil concoctée pour les jeûneurs.

En clair, le Ramadan nous montre que nous sommes capables de sortir de nous-mêmes, de nous intéresser aux autres, à leur vie quotidienne, à leurs joies et peines. N’est-ce pas l’exemple concret de l’acte du jeûne ? En effet, lorsqu’on passe toute la journée sans boire ni manger, on se rend compte combien il est difficile pour des personnes démunies de se nourrir, de passer des jours dans la faim. Pendant qu’on y est, le Ramadan nous enseigne une valeur universelle, à savoir l’humanisme.

On pourrait le définir tout simplement comme la philosophie qui place l’homme au cœur des préoccupations. En d’autres termes, c’est la philosophie qui recherche le bien être de l’homme.

Ainsi à travers le Ramadan, nous cherchons à satisfaire les moindres besoins des autres, pour un monde plus juste et équitable.

En un mot comme en cent, le mois béni de Ramadan a forgé l’humanisme en chacun de nous.

En revanche, cette valeur doit-elle se limiter uniquement qu’au mois de Ramadan ?

NON. Allah nous a signifié que l’objectif du jeûne du Ramadan est d’atteindre la piété. Cette piété doit se laisser transparaître davantage après le Ramadan. A travers nos actes de tous les jours. Se soucier de l’autre, s’enquérir de ses nouvelles, lui apporter assistance et réconfort au moment opportun.

L’adage africain le dit si bien et je cite : “en lavant nos linges, les mains deviennent propres sans qu’on y prête attention”. En clair, la générosité, la solidarité, le partage, l’assistance aux autres ne diminuent jamais les biens, au contraire, il le fortifie, lui accorde la baraka (bénédiction), et nous protège contre les vicissitudes de la vie. Le bienfait n’est jamais perdu. Nous sommes récompensés d’une manière ou d’une autre. C’est en cela, que je voudrais insister sur le sacrifice, l’aumône. Ayons la main facile. La main qui donne est toujours au dessus de celle qui reçoit. Bonne fête de l’Aïd el Fitr à toutes et à tous !

Lama

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Journaliste (radio & web). Je suis passionné de l'actualité d'ici et d'ailleurs. J'aime la lecture. Je pratique le football.

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